1 Les circulations douces

 

 

Ecoutez le texte avec ReadSpeaker

Adoption d'un plan
vélo en Ile de France

Bookmark and Share

 

La région Ile de France vient d'adopter un "plan vélo" qui permettra de garer son vélo dans un local fermé sur abonnement (20 euros) chargé directement sur le pass Navigo. Imaginé par la SNCF, le système "Véligo" permettra à tous voyageurs de laisser son vélo à sa gare de départ ou d'arrivée pour se rendre à son domicile ou son lieu de travail. Au total, 16 garages à vélo proposeront 758 places de stationnement dans plusieurs gares du réseau Transilien, le plus grand étant prévu à Chelles (Seine-et-Marne).

 

Le projet est financé par la région Ile de France pour un montant de 1,9 million d'euros. En 2013 sera lançé un site internet pour permettre aux usagers de rechercher leurs itinéraires et avoir une vision précise des conditions de déplacements à partir d'un moteur de recherche et de calcul d'itinéraires cyclables.

 

Le projet comporte un agrandissement du réseau de pistes cyclables francilien qui permettrait de passer de 2.400 km à 3.500 km. Les actions mises en place  s'accompagneront par la création de "zones de rencontres" entre usagers de la route et piétons pour inciter les automobilistes à rouler plus lentement. Le plan vélo entrera en vigueur à partir de mars 2012 et ce pour 18 mois.

 

En savoir plus :

Institut d'aménagement et d'urbanisme - Découvrir l'Ile de France à bicyclette
Carte interactive des voies cyclables en Ile de France
Faire ses courses à vélo, une alternative à la voiture - Chambéry

 

================================================

Le texte qui suit constitue la charte à laquelle nous souhaitons que se référent les associations, partis politiques, responsables de collectivités, et mouvements intéressés par le sujet des circulations douces sur le plan local et départemental.

 Cette charte a été rédigée sous forme de 24 demandes ou recommandations, que nous allons adresser aux responsables politiques et techniques des aménagements publics.

Elle s’inspire de la Charte régionale des circulations douces  adoptée par le Conseil général d’Ile de France le 21 juin 2000, de la Charte « les droits du piéton »  adoptée par l’association nationale Les droits du piéton le 15 mars 1997, ainsi que des recommandations techniques du CERTU  et du Cahier des charges du schéma national des vélo routes et voies vertes de mai 2001.

  Ce texte est le fruit d’une réflexion et d’une recherche de consensus entre les différents types d’utilisateurs de liaisons douces : piétons (y compris personnes en fauteuil roulant ou poussant une voiture d’enfant), rollers et cyclistes, sportifs ou non...

¨ les 12 demandes aux responsables politiques et aux aménageurs

1   Repenser le vélo et la marche comme moyen de déplacement

2   Trois critères à respecter : continuité, maillage et intercommunalité  

3   La mixité des aménagements, et la redistribution de la voirie sont les clés de la réussite

4   Non aux pistes cyclables alibi ! 

5   Définir des axes structurants

6   Organiser la coordination entre services techniques et la formation de leurs agents 

7   Prévoir et assurer au quotidien l’entretien des aménagements

8   Adapter les règlements de circulation

9   Des emplacements vélos et poussettes dans les immeubles d’habitation et lieux publics

10 Favoriser l’inter modalité avec les transports en commun

11 Pratiquer une vraie concertation avec les usagers, en amont des projets

12 Informer et sensibiliser le public pour atteindre les objectifs

¨ les 12 demandes aux responsables techniques  

1   Pas de projets d’urbanisme sans piétons et cyclistes

2   Cyclistes : sur la chaussée, en sécurité

3      Pistes cyclables en site propre : 5 critères à respecter

4     Respecter l’esprit du nouveau code de la route de 1998 et les orientations du PDU

5   Définir un plan de circulation des piétons au niveau communal

6   Des trottoirs d’au minimum 1,4 m de large, sans dévers

7   Bandes cyclables ou bandes multifonctionnelles () : 1,5 m de large minimum ; voies vertes : 3,5 m minimum

8   Seuil zéro centimètre à toutes les intersections avec la chaussée

9   La ligne droite pour aller droit au but

10  Chasser les obstacles, stops et chicanes inutiles et rétrécissements de chaussée ms 

11  La qualité des revêtements pour rouler et pour marcher sans difficulté

12  Des parcs à vélos bien placés, abrités et sécurisés Afficher l'image en taille réelle

 

.

 

 

================================================================================ 

 

 Sur le plan de l'innovation en France

 

Le boom prochain des scooters électriques

Relax News le mardi 19 avril 2011 à 17:43:00
Le boom prochain des scooters électriques


Selon une étude publiée le 18 avril par Pike Research - spécialisé en études sur les transports non polluants et les énergies renouvelables - le nombre des motos et scooters électriques en circulation dans le monde devrait exploser d'ici 2017.

Pike Research affirme qu'il pourrait y avoir 138 millions de deux roues électriques sur les routes en 2017, soit huit fois plus que les 17 millions en circulation aujourd'hui.
 

Déjà très utilisés en Chine et ailleurs en Asie, les deux-roues électriques arriveront en masse dans d'autres régions du monde grâce à leur bonne image, la promotion de leur utilisation par les gouvernements mais aussi en raison de la hausse du prix du carburant, selon l'étude.
 

Dave Hurst, analyste chez Pike Research, ajoute que les motos et scooters électriques séduisent les consommateurs car ils sont peu onéreux, ne prennent pas beaucoup de place et sont faciles d'entretien.
 

Selon lui, ces véhicules plaisent aussi aux gouvernements car leur usage peu polluant ne nécessite pas la construction d'infrastructures supplémentaires dans les villes.

Ces facteurs font prédire à la firme que les e-scooters connaîtront plus de succès que les motos électriques, et seront six fois plus vendus que ces dernières.

Mais ce sera vraisemblablement l'inverse en Amérique du Nord, où la vitesse des motos et leur capacité à couvrir de longues distances seront plus appréciées.

Ces dernières années, plusieurs constructeurs automobiles se sont intéressés de près aux deux-roues électriques. Des e-scooters Smart et Mini ont d'ailleurs récemment été présentés dans différents salons.

Ce mois-ci, Peugeot a présenté la dernière version de son scooter à batteries au lithium-ion: e-Vivacity, qui offre une autonomie de 60km.
www.pikeresearch.com 

========================================

Suntree, un arbre photovoltaïque qui recharge les véhicules électriques

Environnement | Aucune réaction

par Adrien Geneste | 15.04.11

une_suntree_110416

                                                Un arbre solaire, l’idée a tout pour plaire.

 

Conçue pour un usage urbain, l’ombrière solaire Suntree au design engageant, a d’abord été pensée pour la recharge de véhicules électriques.

 

Mais ses concepteurs ont également voulu en faire un mobilier protéiforme pour satisfaire les besoins d’usagers exigeants et se démarquer d’une concurrence de plus en plus présente.

Un arbre photovoltaïque multifonctions

 

Le 31 mars dernier, la petite commune de Venelles dans les Bouches-du-Rhône était le théâtre d’un événement singulier.

 

La presse et différents responsables politiques inauguraient le premier Suntree de France, dans une ville déjà connue pour ses nombreuses initiatives en matière de développement durable.
 

C’est l’entreprise SolarQuest, créée dans la région PACA en janvier 2008, qui a inventé ce drôle d’arbre photovoltaïque destiné en premier lieu à recharger les véhicules électriques. Son président Emmanuel Mannoni, a fait de ce besoin grandissant, la principale fonctionnalité de son ombrière solaire. 

 

« Il est important de se mettre à installer dès aujourd’hui les systèmes de recharge des véhicules électriques de demain afin de ne pas se retrouver pris au dépourvu » affirme-t-il.

corps_suntree_110416Implanté sur les parkings, l’ombrière Suntree, qui, pour un modèle de 2500 Wc, produirait en un an l’équivalent de 30 000 kilomètres parcourus en véhicule électrique, peut abriter et charger jusqu’à six véhicules grâce à une interface de recharge simple, pédagogique et ludique accessible à tous.

 

Le panneau solaire de trois mètres de rayon soutenu par un mât en bois, permet de protéger les véhicules de la chaleur et des intempéries, afin d’assurer aux usagers une recharge en toute sécurité, quelles que soient les conditions climatiques.

 

Mais les fonctionnalités du Suntree ne s’arrêtent pas là.

 

Dans le souci de « répondre à un maximum de besoins », chacun des arbres solaires fait aussi office d’éclairage public et peut accueillir des systèmes d’aide à la personne comme des moyens de géolocalisation et de repérage.

 

Un arbre solaire communicant et intelligent. Lorsque l’électricité produite ne sert pas à biberonner les véhicules, pas question de perdre la précieuse ressource, puisque le Suntree est relié au réseau.

 

Suntree, un pari sur l’avenir

 


Un concept intéressant qui voit néanmoins ses limites dans la très faible quantité de véhicules électriques circulant actuellement en France.

 

Pour le moment la gamme Suntree, malgré le brumisateur en option, ne comporte donc pas de réel point de démarcation par rapport à d’autres bornes de recharge du même type. En développant ainsi un mobilier photovoltaïque dont la principale caractéristique est la recharge de véhicules électriques, SolarQuest fait un pari audacieux sur le développement futur des énergies renouvelables dans les moyens de transports.

 

Alors pour se démarquer d’autres bornes du même type, l’entreprise SolarQuest et le designer Michel Tortel ont tout misé sur un design innovant… et voyant. 

 

« Si l’on souhaite que les personnes modifient leur comportement et adoptent des moyens de locomotion électriques, il faut leur montrer que les systèmes de charge sont déjà disponibles. Nous n’avons aucun intérêt à nous cacher ; au contraire notre présence favorise le développement des énergies renouvelables », souligne l’entrepreneur.

 

SolarQuest devrait prochainement équiper un parking de 200 places à l’Hôtel de Police d’Avignon.

 

A Venelles, on est en tout cas déjà prêts à accueillir d’autres jeunes pousses de Suntree.

 

Crédits photos : Suntree / SolarQuest

 

========================================================================================== 

Sur le plan local,

Les employés municipaux vont rouler en vélo électrique à Fontenay-sous-Bois

 
 LOUIS MOULIN | 19.03.2011, 07h00

 

D’ici quelques jours, les employés municipaux pourront utiliser ces petites reines améliorées pour leurs déplacements dans la ville, en lieu et place des traditionnelles voitures de fonction.
Il s’agit à la fois « de faire plus en matière de développement durable, de faire des économies sur le carburant et d’améliorer les conditions de travail du personnel. Ce sont des conditions plus agréables que la voiture.

Une première en France à l'initiative d'Anne mlarie Xambeu, élue EELV aux circulations douces de Fontenay sous Bois.

Les premiers coups de pédale ont été donnés dans le parking municipal et aux abords de la mairie.
 
« C’est un peu surprenant quand le moteur électrique se met en marche, mais après ça passe tout seul », estime la chargée de mission développement durable Perrine Bouvachon .
 
Pour son collègue des espaces publics Pascal Bagneaux, « le moteur électrique est un beau plus. Là j’ai grimpé la rue de Neuilly sans problèmes alors qu’avec un vélo normal, c’aurait été autre chose ».
 
A l’instar de Vélib’ ou de Cristolib, les employés municipaux n’ont besoin que d’une carte magnétique pour retirer un des vélos alignés sur des bornes dans le parking municipal. Des bornes qui ont la particularité de recharger automatiquement la batterie de ces bicyclettes à assistance électrique.
 
«C’est une première en France, assure Pascal Gautheyrie, directeur de Clean Energy Planet, l’entreprise qui a mis en place ces vélos. Et ça permet de réaliser des économies considérables. Entre l’installation et l’entretien, on calcule qu’un vélo coûte 150 € par mois à la collectivité.
Pour une voiture de fonction, c’est plutôt 800 €. »
 
Dans quelques semaines, une deuxième borne de 15 vélos doit être installée à la maison de l’habitat. L’ensemble aura coûté 100 000 € à la municipalité.
=====================================

Et si les voitures thermiques disparaissaient de la circulation dans les villes européennes ?

Et si les voitures thermiques disparaissaient de la circulation dans les villes européennes ?

Hautement improbable il y a encore une décennie, cette hypothèse est désormais prise très au sérieux par Bruxelles.

 

 

Le symbole est  fort et atteste d’une évolution des esprits certaine au sein de la Commission européenne, qui si elle continue de pêcher par manque d’ambition aux yeux des écologistes en matière de lutte contre le dérèglement climatique envisage tout de même de réduire de 60 % les rejets carbone dus aux transports d’ici le milieu du siècle (et entretemps, à l’horizon 2030, de diminuer de moitié l’usage des véhicules alimentées par des carburants traditionnels dans les zones urbaines).

 

Des objectifs dont la concrétisation passe par des mesures radicales et notamment par un soutien très renforcé aux filières des voitures électriques et à hydrogène, certes de moins en moins marginalisées sur le Vieux Continent mais qui n’ont pas encore été pourvues des moyens logistiques et financiers suffisants pour prétendre à damer le pion à  leurs homologues « traditionnelles ».

 

L’épuisement des ressources pétrolières et plus largement la dégradation de la conjoncture écologique mondiale semblent enfin pris au sérieux par les institutions européennes, lesquelles plaident désormais pour un « retrait progressif des véhicules utilisant des carburants traditionnels de l’environnement urbain », en partant du principe que « les nouvelles technologies [...] seront capitales pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre (GES) ».

 

 

« C’est maintenant qu’il faut agir »

 

 

Le bannissement des voitures essence et diesel des métropoles européennes est-il un voeu pieux ? S’agit-il d’un de ces nombreux effets d’annonce dont les politiques ont le secret ? L’avenir nous le dira mais l’échéance fixée par la Commission dans son livre blanc

« Pour une nouvelle stratégie européenne pour les transports » n’apparaît sur le papier pas fantaisiste. Surtout si, comme le souhaitent les défenseurs de l’environnement, les constructeurs et les États devaient prendre leurs responsabilités en s’affranchissant de la tutelle de l’or noir et en accordant (enfin) la primeur aux énergies vertes.

 

« Améliorer les performances énergétiques des véhicules pour tous les modes de transport », « développer et déployer des options durables en matière de carburants et de systèmes de propulsion » ou encore « utiliser les transports et les infrastructures de manière plus efficace en faisant usage de systèmes améliorés d’information et de gestion du trafic » sont quelques-unes des nouvelles priorités de Bruxelles.

 

Reste bien sûr à affiner la réflexion et à déterminer les stratégies à mettre en oeuvre pour atteindre ces nobles objectifs, étant entendu qu’ils supposent une souscription absolue des Vingt-Sept. « Le défi consiste à rompre la dépendance du système de transport à l’égard du pétrole sans sacrifier son efficacité ni compromettre la mobilité », estime la Commission, pour qui « c’est maintenant qu’il faut agir ».

 

Personne ne la contredira sur ce point.

Crédits photos : flickr – Frank Hebbert / DR