6 Le bio et la collectivité municipale

Isabelle Durant Isabelle Durant  reçoit la pétition "Semer l’avenir - récolter la diversité"

Isabelle Durant, Députée européenne Verts/ALE et Vice-présidente du Parlement européen, a reçu le 19 avril 2011, au nom du Groupe des Verts/ALE, la pétition "Semer l’avenir - récolter la diversité ; pas de brevet sur les plantes ! les semences doivent rester un patrimoine commun" initiée par de nombreuses associations paysannes européennes. Notre groupe EELV Fontenay sous Bois faisant partie des signataires.

 

Il est indispensable de défendre et maintenir au niveau européen la possibilité pour les agriculteurs de multiplier et échanger les semences locales.

 

Ces semences locales s’adaptent mieux aux spécificités du terrain et maintiennent une biodiversité des cultures. Par ailleurs, une véritable recherche participative entre les paysans et les centres de recherche est nécessaire et doit être développée.

 

La réglementation européenne, qui fera l’objet d’une révision en 2012, ne peut en aucun cas être taillée sur mesure pour que quelques multinationales soient les seules détentrices des variétés de semences, organisant par là une telle concentration qu’elle laissera les agriculteurs et petits producteurs dans l’incapacité de faire leurs propres choix, et ce tant en Europe que dans les pays du Sud.

 

le texte de la pétition :

 

Pour un libre accès aux semences pour tous !

 

"SEMER L'AVENIR -RECOLTER LA DIVERSITE"

 

Les industries semencières veulent s'accaparer le marché en dépossédant les paysans et jardiniers de leur autonomie :

 

- génie génétique avec les OGM,

- brevetage du vivant végétal et animal,  

- taxation des semenses à la ferme,

- interdiction des variétés paysannes non-enregistrées -...

 

Pour faire pression sur le Parlement Européen aux fins de révision de la législation,

 

NOUS EXIGEONS :

 

- Le droit de produire nos propres semences, de les multiplier et de les échanger,

- Le renforcement de la diversité régionale par un soutien à ceux qui améliorent et cultivent des variétés biologiques,

- L'interdiction des OGM dans l'agriculture,

- L'interdiction des brevets sur les plantes,

- Une nouvelle procédure pour l'inscription des nouvelles variétés dépendantes de produits chimiques.

 

Rejoignez-nous !

 

 

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Un projet dont pourrait s'inspirer Fontenay-sous Bois

Mon assiette bio, ma pelle : du bio local dans les cantines franciliennes

29 mars 2011
par Anne-Sophie

 

Quand les producteurs bio franciliens s’organisent pour approvisionner la restauration collective, cela donne souvent lieu à de belles réalisations.

 

Voici l’exemple de Bagneux, où le projet « Mon assiette bio, ma pelle » a permis, pour la première fois en Ile-de-France, de fédérer des producteurs bio afin qu’ils répondent collectivement à un appel d’offre en restauration collective.

 

 

Cette initiative a été rendue possible grâce à l’entremise de Vivrao, agence de conseil à l’origine du concept « Mon assiette bio, ma pelle" , en partenariat, sur la ville de Bagneux, avec le Groupement des Agriculteurs Biologiques (GAB IdF). Les deux partenaires sont réunis par une même philosophie : introduire du bio local en restauration collective, en garantissant une juste rémunération aux producteurs.

 

Pour cela, Vivrao a travaillé avec les services de la ville de Bagneux pour adapter la demande de la collectivité à l’offre afin de permettre aux agriculteurs locaux de répondre à un appel d’offre de marché public.

 

De son côté, le GAB IdF, qui sensibilise et accompagne, depuis quelques années, les producteurs bio à ce débouché, a identifié la production disponible localement en bio ou en conversion. Il a fait le lien entre les agriculteurs et Vivrao.

 

Le premier produit bio d’Ile-de- France à avoir été intégré aux menus, dans le cadre des actions menées par le GAB IdF, est le Pain « Bio d’Ile-de-France »®, filière équitable et locale en lien avec les agriculteurs, meuniers et boulangers de la région.

 

Pour d’autres produits, et jusqu’à présent, le Groupement accompagnait certains agriculteurs bio franciliens pour leur livraison (fromages, fromage blanc, pommes, yaourts, poules, poulets) à des restaurants scolaires mais de façon individuelle.

 

Bagneux est la première ville à bénéficier d’une réponse collective de plusieurs agriculteurs à un marché public en Ile de France.

 

Trois producteurs franciliens fournissent, depuis le mois de novembre 2010, pommes, poires, lentilles, yaourts (nature et aromatisés).

 

Le pain bio est également fabriqué dans la région, avec des céréales produites et transformées en Ile de France.

 

Ces produits sont livrés à la cuisine centrale de Bagneux qui fabrique 3200 repas/jour pour les enfants des écoles, le foyer-logement, la maison de retraite, le centre de loisir et les repas à domicile.

 

Cette opération permet d’expérimenter l’offre « producteurs » aux marchés publics et donne au GAB IdF des éléments concrets pour travailler à l’organisation collective des agriculteurs bio en vue de fournir la restauration collective.

 

L’engagement de la commune de Bagneux dans le développement de la production bio en Ile de France est un exemple fort pour les autres communes de la région :

 

le bio local, c’est possible en Ile de France.

 

Des discussions sont en cours avec d’autres collectivités franciliennes. Par ailleurs, la gamme de produits bio disponibles en Ile de France devrait s’étoffer dès septembre prochain avec des légumes de 4ème gamme.

 

A noter que le GAB IdF travaille depuis 2005, en lien avec la FNAB et financé par le Conseil Régional d’Ile-de-France, la DRIAAF et certains Conseils Généraux (de l’Essonne notamment), sur l’introduction du bio en restauration collective.

 

Bref, un grand bravo à l’ensemble des acteurs qui ont rendu cela possible !! Nous ne pouvons que leur souhaiter de belles choses pour la suite ! et que leur exemple soit reproduit dans notre bonne ville de Fontenay sous Bois.

 

 

 

 

En octobre 2007, le Grenelle de l'environnement fixait un objectif de 20 % de repas bio dans la restauration collective publique d'ici à 2012 ; on en est très loin.

 

Dans les cantines des établissements scolaires, quelques produits bio sont disséminés ponctuellement dans les menus des enfants, sans plus.

 

Par exemple, un seul lycée propose une cantine bio dans le Val-de-Marne : Marcelin-Berthelot à Saint-Maur. Un établissement prestigieux et très demandé, « ce qui prouve bien que la sécurité alimentaire, c'est pour les plus riches », peste le père d'un enfant scolarisé au lycée Pablo-Picasso de Champigny.

 

Des projets ont toutefois été lancés par le conseil régional, chargé des lycées, et de nouvelles mesures doivent être engagées cette année. En 2007, une opération « bio » dans les cantines des lycées et des CFA (centres de formation des apprentis) a été expérimentée dans douze établissements, dont Marcelin-Berthelot.

 

A terme, nous dit-on, la région souhaite que chaque établissement, lycée ou CFA qui le désire puisse proposer des produits bio à la cantine.

 

 Cette opération répond à un double objectif : apprendre à manger sain et équilibré ainsi que lutter contre l'obésité chez les jeunes et soutenir le développement d'une agriculture biologique.

 

Ça a manifestement fonctionné à Saint-Mandé puisque, après avoir décidé de servir un repas biologique par mois aux enfants des sept écoles maternelles et primaires de Saint-Mandé, la municipalité a choisi d'en présenter un une fois par semaine.

 

Qu'en est-il à Fontenay-sous-Bois?

 

La Ville a bien été labellisée Ville numérique en 2010 ; Mais qu'a-t-elle numérisé sur le sujet ?

 

Voici le résultat de notre enquête : 

 

Au mot bio, la recherche nous renvoit sous biométrique ; admettons.

 

mais au mot "caisse des écoles"

 

Nous trouvons 6 résultats, le dernier datant.... du 26/06/2003!  alors ?  

 

 

Nous souhaitons que ce dossier soit réactivé par la municipalité dans les meilleurs délais.

 

Voici un exemple concret de ce qui peut être fait :