9a Revue de presse - Notre sélection décembre 2010 - avril 2011

 

Notre sélection  de dépêches :

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Pétition notre énergie 24 avril 2011 de Fukushima à l'Elysée

 

Après Fukushima, rien ne sera plus comme avant. A nous de mettre la question de l'énergie au coeur de la campagne présidentielle de 2012.

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Médiator : Les humains ne sont pas des chiens de 70 Kg

le 7 avril 2011 (compilation de diverses sources)

Le Mediator®

Qui n'a pas entendu parler, ces derniers temps, de l'Affaire du Mediator® ?

 

Tout le monde connaît les grandes lignes de cette affaire grave qui a eu pour  conséquence fâcheuse la mort de centaines de  personnes, au bas mot, ainsi que l'hospitalisation et le contrôle médical de milliers d'autres, pour des investigations portant sur la recherche d'éventuelles calcifications des valves cardiaques, au pronostic catastrophique. A l'énoncé de ce chiffre, Servier n'a rien trouvé de mieux à dire que « 500 [était] un très beau chiffre marketing, mais il ne s'agit que de trois morts ».

 

Le refus systématique de prendre en considération des dizaines d'alertes sérieuses et documentées concernant la dangerosité du Mediator® est plus que troublant.

 

Tout comme son ancêtre l’Isométrie (commercialisé depuis 1971 jusqu'en 1983 date à laquelle sa dangerosité a été établie), le médiator  sera commercialisé, lui, de 1976 à ....2009 sans interruption malgré de très nombreuses mises en garde de professionnels de santé.

 

La première alerte sérieuse pourtant date d’octobre 1978.

 

A cette époque, un jeune commando français libère une chienne, prénommée Nana d’une cage des laboratoires Servier, département coupe-faim.

 

A sa libération, elle est photographiée. La photo se passant de commentaire…

 

 Photobucket - Video and Image Hosting




Bien que soignée, Nana devait mourir quelques semaines plus tard d’un accident cardio-vasculaire, lié, les vétérinaires de l’époque l’écriront, aux effets toxiques et secondaires du traitement subi.

 

Mais il faudra attendre plus de trente ans pour que la presse se fasse finalement l’écho du communiqué suivant seulement en novembre 2010, suite à un dépôt de plainte de patients victimes des mêmes symptômes que Nana !

 

Le communiqué :

 

"Ce médicament pour diabétiques en surpoids du laboratoire Servier, utilisé aussi par des non-diabétiques, est interdit depuis novembre 2009.

Mardi, l'Afssaps a révélé que ce médicament aurait fait quelque 500 morts en un peu plus de trente ans - le Mediator a été commercialisé en France de 1975 à 2009 - d'après une estimation de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM)."

Comment a-t-on pu en arriver là ?

Revenons sur les techniques de laboratoires mises en jeu et leurs contraintes financières pour tout comprendre :

Il faut environ 12 ans et 500 millions d’euros pour mettre un nouveau médicament sur le marché, depuis sa découverte jusqu‘à sa vente. Les essais sur l’homme (dits “essais cliniques”) sont de loin l‘étape la plus coûteuse, comptant pour 80% du coût total, tandis que les essais sur des animaux comptent pour environ 1% du total.

 

Sur 100 composés nouveaux qui semblent prometteurs au laboratoire, un seul arrivera aux essais cliniques.

 

Et sur 10 composés qui subissent les premiers essais cliniques, un seul passera avec succès tous les tests et obtiendra son autorisation de mise sur le marché (AMM). Ceci représente un taux de succès d’environ… 0,1% !

 

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Idéalement, les éventuels effets toxiques des candidats médicaments devraient être découverts le plus tôt possible afin de ne pas obliger l’industriel a retirer une substance au cours des essais cliniques de phase 2 ou 3 car, à ce stade, le développement du médicament a déjà coûté très cher. Toutefois, une limite majeure de cette stratégie est l’utilisation d’animaux et les différences entre espèces, ce qui mène à l‘échec dans la prédiction de la réponse humaine.

 

Le développement de médicaments implique bien plus que des tests sur des animaux. Par exemple, on étudie les propriétés chimiques des substances, comme la solubilité ou la stabilité. Leurs caractéristiques moléculaires peuvent aussi être étudiées sur des cellules en culture (in vitro).Finalement, leur toxicité sera évaluée sur deux espèces animales : un rongeur (généralement le rat) et un non rongeur (généralement le chien).

 

Ces tests visent à déterminer la dose létale minimale du médicament expérimental. Si de grandes quantités de substance sont requises pour provoquer des symptômes d’empoisonnement, le profil de sûreté du produit sera probablement considéré comme acceptable. Toutes les données obtenues en laboratoire (sur les animaux et in vitro) seront alors soumises aux autorités de réglementation pour approbation.

 

Les autorités de réglementation, telles la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis et l’Agence européenne du médicament (EMA) exigent que les firmes pharmaceutiques fournissent des données montrant que les médicaments sont sûrs et efficaces. Mais comment sont obtenues ces données est largement laissé au choix de l’industrie. Toutefois, le cadre réglementaire encourage la soumission de données desquelles les autorités sont familières.

 

Ainsi, les tests de routine sur des animaux sont plus facilement acceptés que des données obtenues par des méthodes modernes sans recours aux animaux, car les autorités ont moins l’habitude de traiter ces dernières. Ceci a créé une situation aberrante où les données issues de tests sur des animaux sont exigées par la réglementation alors que les données obtenues en utilisant des cellules humaines ne sont que facultatives.

Modèles variables

Revenons sur l’exigence réglementaire faite aux firmes pharmaceutiques de fournir des données de toxicité pour un rongeur et un non rongeur. Si les deux espèces tolèrent bien le nouveau médicament, ces données sont soumises à l’autorité de réglementation en vue d’obtenir la permission de procéder aux premiers essais sur l’homme.

 

Ces premiers essais sont dits de “phase 1” et sont faits sur des volontaires sains. Toutefois, si une seule des deux espèces animales tolère bien le médicament, la firme qui effectue les tests est autorisée en fait, obligée à trouver une autre espèce animale de sorte que les données obtenues sur le rongeur et celles obtenues sur le non rongeur concordent et respectent les critères de “sûreté” des médicaments.

 

Ainsi, des souris peuvent remplacer des rats, ou bien, des singes être utilisés à la place des chiens. Les autorités de réglementation font confiance aux firmes pour choisir le “modèle animal” le plus “approprié” pour tester leur candidat médicament.

 

Une fois complétée l‘étude de phase 1, des données humaines sont disponibles. Pour la première fois, le fabricant du médicament peut comparer les données de toxicité sur l’homme et sur des animaux et voir si elles concordent. Si oui, les mêmes espèces animales seront choisies pour les études de toxicité chronique (jusqu‘à 90 jours chez le rat et un an chez le chien).

 

Mais si les données ne concordent pas, le fabricant devra rechercher une autre espèce animale et sélectionner celle dont la réaction est la plus semblable à la réaction humaine.

 

Si les autorités de réglementation acceptent les données animales, la deuxième phase des essais sur l’homme pourra commencer.

 

Si tout va bien, le médicament recevra son AMM à la fin des essais sur l’homme. Si le médicament est susceptible d‘être prescrit à des femmes en âge de procréer, de nouveaux tests sur les animaux (ratte ou lapine gestante) seront exigés.

 

Si le médicament peut traverser le placenta, il sera considéré dangereux de le prescrire à une femme enceinte.

Sûreté aléatoire

Si cette stratégie de tests ressemble plus à une série d’essais et erreurs qu‘à de la science… c’est parce que c’est exactement cela !

 

Malgré tous les tests requis sur des animaux, les effets secondaires de médicaments sont la quatrième cause de mortalité (après les maladies cardiovasculaires, le cancer et les attaques cérébrales).

 

La principale cause de retrait du marché de médicaments est la toxicité hépatique, une donnée que les tests sur des animaux révèlent rarement.

 

Cette situation n’est pas meilleure pour évaluer les possibles effets sur le foetus humain. Les exigences réglementaires sont les mêmes aujourd’hui que dans les années 1960, lors de la tragédie de la thalidomide.

 

Si nous voyons moins de médicaments provoquer des malformations foetales, ce n’est pas grâce aux tests sur des animaux, mais tout simplement parce que les médecins hésitent davantage à prescrire quelque médicament que ce soit aux femmes enceintes.

 

La réglementation actuelle ne protège pas mieux qu’il y a cinquante ans les bébés à naître.

 

Quand il faut évaluer la toxicité des médicaments, les humains ne sont pas des rats ou des chiens de 70 kilos ! Il est temps de dépasser le paradigme actuel d‘évaluation de la toxicité des médicaments. La première étape serait de supprimer les exigences réglementaires pour des tests sur des animaux et remplacer ces tests par des méthodes scientifiques du 21ème siècle.

 

 

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Les euro-députés EELV en commission plénière

 

En direct de l’hémicycle : les eurodéputés EELV à Strasbourg
6 avril 2011
 

 

 

logo-nuclear.jpgDu 4 au 7 avril 2011, le Parlement européen se réunit en session plénière à Strasbourg. C’est le moment où les eurodéputés votent la législation de l’Union européenne et adoptent des positions sur des questions politiques. Ce dossier vous présente les idées soutenues par les écologistes, les rapports importants et les interventions en plénières des élus.

Nucléaire : le Parlement européen ne tire pas encore toutes les leçons de Fukushima

Le Parlement européen n’a pas réussi à se mettre d’accord aujourd’hui sur les leçons à tirer de l’accident nucléaire au Japon pour la sûreté nucléaire en Europe. Le groupe des Verts au Parlement européen s’est opposé au texte final, tout comme une majorité de parlementaires, pour ne pas avoir clairement appelé à une sortie progressive de l’énergie nucléaire, pourtant seule solution à long terme pour une meilleure sûreté des centrales. Communiqué de presse.

Daniel Cohn-Bendit : « Inégalité, injustice, précarité, c’est le sentiment des citoyens européens »

Le Président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a présenté les conclusions du dernier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, mardi 4 avril 2011. Crise de la zone euro et gouvernance économique, situation au Japon, énergie nucléaire et conflit en Libye...

 

Roms : les Etats doivent se mobiliser

 

 La Commission européenne demande aux pays de l’Union européenne de prendre des mesures pour mieux intégrer les Roms. Ces efforts devront être réalisés en priorité dans l’éducation, le logement, la santé et l’emploi... d’ici dix ans. Une première évaluation aura lieu au printemps 2012. Pour en finir avec les vœux pieux, la France et les Etats-membres doivent rapidement passer aux actions concrètes sur le terrain. Communiqué de presse.

Migrants à Lampedusa : les pays européens doivent faire preuve de solidarité

Des milliers d’immigrants illégaux fuient le Nord de l’Afrique et cherchent à rejoindre les côtes européennes, via l’île italienne de Lampedusa ou Malte. Pour les accueillir dignement et répondre à la situation d’urgence humanitaire, l’UE doit élaborer un plan d’action pour la réinstallation des réfugiés et appliquer la clause de solidarité entre Etats-membres.

Politique de voisinage : pour un dialogue renouvelé avec les peuples du sud de la Méditerranée

Ce mercredi les députés ont débattu avec la Commission européenne de la nécessité de réviser la Politique Européenne de Voisinage. Hélène Flautre a souligné les défaillances dans la mise en œuvre de cette politique, démontrées par les mouvements populaires au sud de la Méditerranée. Nous devons en tirer des enseignements, et cela tient avant tout dans un soutien total à la société civile de tous ces pays, indépendamment de nos intérêts, et dans la lutte pour la justice sociale et contre les discriminations. La refonte du système de mobilité, vers un partenariat respectant les droits des personnes, est à ce titre fondamentale.

Intervention en plénière : le marché unique européen doit évoluer vers une économie plus soutenable

La Commission veut présenter une série de propositions en vue de relancer le marché unique européen. Dans trois résolutions adoptées ce mercredi 6 avril, le Parlement présente ses recommandations. Les Verts estiment que toute réforme dans ce secteur doit mettre l’accent sur une économie plus soutenable.

Il faut combattre la violence contre les femmes au niveau européen

Le Parlement propose l’adoption d’une directive européenne pour lutter contre la violence fondée sur le genre. Le viol et d’autres violences sexuelles à l’encontre des femmes doivent être reconnus comme des crimes dans tous les pays de l’UE et leurs auteurs poursuivis d’office, affirment les eurodéputés. Réactions de Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputé EELV.


 

 

 

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Un interview d'Eva Joly au midi libre le 7 avril 2011

 


Des primaires réservées aux adhérents et sympathisants d’EELV. N’est-ce pas réducteur ?


Nous ne restons pas entre nous. Il suffit de cliquer sur le site d’EELV pour s’inscrire. C’est fait en une minute et demie. Je tenais à ces primaires car aucun candidat n’est légitime sans un débat transparent.

Les luttes d’ego risquent-elles de brouiller le message politique ?

 

Je ferai en sorte que cela ne se produise pas. Je n’ai pas participé à l’ouverture de ce mouvement pour que la situation se détériore à un moment-clé. A l’issue de la primaire, il n’y aura plus qu’un seul candidat, soutenu par tous.

Nicolas Hulot est très populaire. Ne souffrez-vous pas d’un déficit dans ce domaine ?

Nous sommes à un an de la présidentielle. Cela veut dire une longue campagne et du temps pour me faire connaître et faire mieux connaître nos idées. Il ne faut pas trop se fier aux sondages, qui ne sont qu’un instantané. Ni confondre popularité et représentativité. D’ailleurs, lorsqu’on mesure les intentions de vote, nous sommes au coude-à-coude. Il y a la cote d’amour et puis la crédibilité.

Président de Génération écologie, Yves Pietrasanta pourrait être candidat pour son parti. Vous discuteriez avec lui ?

 


Nous verrons. Notre maison est grande ouverte pour tous ceux qui sont intéressés par notre combat.

Et Jean-Luc Mélenchon ?

Notre ligne politique n’a rien à voir avec lui. Son programme ne serait réalisable qu’à travers une révolu- tion... Il est surtout anti-européen, alors que nous sommes convaincus que c’est à l’échelon européen que doivent être prises les décisions.

Dans son programme, le PS reste vague sur le nucléaire. N’est-ce pas une question essentielle pour une éventuelle collaboration ?

Pour nous c’est une priorité. C’est notre combat fondateur, historique. Fukushima montre que nous vivons sur un mensonge dangereux. La fermeture immédiate des centrales construites dans les années 70 est une urgence mais il faut également sortir progressivement du nucléaire en se donnant 20 à 25 ans. Le PS parle d’une sortie du « tout- nucléaire » dans les 30 à 40 ans, c’est insuffisant. Nous négocierons cela avec eux le moment venu. Une sortie plus rapide est nécessaire et doit, selon nous, faire l’objet d’un grand débat public et d’un référendum.

L'interdiction de l'exploitation des gaz de schiste et l'abrogation des permis existants sera examinée à l'Assemblée nationale le 12 mai, sous forme d'une proposition de loi socialiste, faisant l'objet d'un consensus avec l'UMP. C'est un vrai succès pour vous ?

 


Je pense que nous avons su mobiliser l'opinion publique, les associations et les partis politiques autour de cette cause. Et je trouve tout à fait piquant que Jean-Louis Borloo qui a signé ces permis soit aujourd'hui si fortement contre. Il y a eu dans cette affaire uen absence totale de transparence et un mépris profond pour la population (...) Comment la France a-t-elle pu signer de tels contrats ! Mais même ce vote à l'assemblée ne suffira pas à calmer la mobilisation qui va se poursuivre. on ne peut pas faire confiance à ce gouvernement et la mobilisation citoyenne est vitale.

Pensez-vous que votre double appartenance, franco-norvégienne est un avantage, ou plutôt un handicap comme cherchent à l'affirmer certains de vos adversaires ?

 


J'ai toujours vécu avec ma double nationalité et je l'ai toujours ressentie comme un atout, car je sais ainsi qu'il existe d'autres solutions possibles, ailleurs. Par exemple pour notre système scolaire qui pourrait s'enrichir d'expériences extérieures, en créant un fonctionnement qui part de l'élève et de ses progrès plutôt que basé sur une hiérarchisation qui peut-être humiliante.

 

Exclure de la communauté nationale un grand pan de la population, c'est se priver d'une grande créativité et de forces vives. Cette double appartenance est plutôt une de mes forces.

 

J'ai bien sur un grand respect pour toutes les valeurs et les richesses de la France, mais il y a aujourd'hui trop de privilèges. Les élites n'ont pas rempli leur rôle pendant ces vingt dernières années. Par ailleurs, j'ai eu un parcours professionnel très varié, une formation très large qui me permet d'avoir un regard très ouvert sur mes concitoyens.

Vous ressentez-vous comme une anti-Marine Le Pen ?

 


Oui, j'en suis sure d'être l'anti-Marine Le Pen. je suis allergique à l'arrogance, au racisme... Je hais l'angoisse que Nicolas Sarkozy et ses affidés sont en train de faire naître dans ce pays.

 

C'est une façon de détourner l'attention de sa propre responsabilité, pour faire porter cette responsabilité, celle de son échec à des boucs émissaire. Il faut dénoncer cela et bien expliquer la démarche.

Si vous deviez définir votre engagement et votre démarche en quelques mots ?

Ethique, transparence, justice pour tous, égalité devant la loi, plus juste répartition des biens et plus juste répartition entre le Nord et le Sud. Et bien sur la prise en compte de l'impératif écologique en toutes choses. Car c'est la mère de tous les combats.

 

Si la planète agonise, à quoi bon habiter un superbe 200 m2 à Montpellier ?

Propos recueillis par PHILIPPE MOURET

 

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Une contribution d'Alain Lipietz datée du 5 avril 2011

Travailler moins, travailler tous, travailler mieux

 

Trois ans après l’ouverture de la crise du modèle libéral-productiviste, l’extrême droite caracole en tête dans toute l’Europe et en particulier en France. Rien de plus normal :

 

« L’ancien se meurt, le nouveau ne parvient pas à voir le jour, dans cet interrègne surgissent les monstres ». Le nouveau, il revient aux écologistes de l’aider à voir le jour : c’est ce que nous appelons la conversion verte, la transformation écologiste de l’économie.

 

L’enjeu de la lutte entre « les monstres » et l’écologie politique, ce sont les couches populaires précarisées, paupérisées par la crise, et avant tout les chômeurs, les ouvriers et les employés, y compris ceux du secteur public démantelés par la politique de la droite. Mais les travailleurs et les précaires ne demandent pas seulement un emploi. Ils demandent de la considération, ils demande de donner du sens à leur travail. Sarkozy avait marqué des points en exaltant la souffrance du travail (« la France qui se lève tôt »).

 

Il est temps de remettre en avant le sens, la valeur du travail.

 

Car ce qui caractérise l’approche écologiste de l’économie, par rapport à la maxime sociale du XIXe siècle (« D’abord produire, ensuite répartir »), c’est qu’elle remet au centre la question du sens même de « produire ».

 

Produire quoi ?

A quel coût pour les travailleurs, l’environnement et les générations futures ?

 

Dans quels rapports sociaux et subjectifs entre le producteur, son acte et les bénéficiaires de son acte ?

 

C’est à partir de ces questions de base que l’écologie revient sur la question de la répartition, en l’élargissant, du partage salaire /profit à la promotion des biens communs, aux revenus sociaux assurant le droit à l’existence des sans emploi et des retraités…

 

1. La dignité du travail et la conversion verte.

 

L’effondrement des idéaux socialistes, jusque dans les classes laborieuses qu’ils étaient censés défendre, ne vient pas tant de leur impuissance que de l’abandon de la bataille pour la dignité, pour la fierté dans le travail.

 

Cette dignité repose à la fois sur la conscience que l’activité est utile à autrui et qu’elle est menée de manière humaine, avec une maîtrise, par le producteur individuel et collectif, des buts et de la manière de réaliser cette activité utile.

 

Soumise à l’autorité hiérarchique et au marché, soumise à des mégastructures qui la dépassent, l’activité productrice devient un temps perdu sur la vie, où la dignité même se perd, avec les conséquences aujourd’hui désastreuses pour l’écologie du travail : la flambée des maladies professionnelles et des suicides liés aux cadences, au stress et au harcèlement.

 

La réforme de l’organisation productive sur le lieu de travail est le premier maillon d’une conversion écologique de l’économie. Elle doit mettre l’accent sur le développement et la reconnaissance des savoirs et des savoir-faire. Pas seulement une reconnaissance symbolique et pécuniaire.

 

C’est dans l’organisation même du travail, avec une implication négociée des travailleurs, que seront les sources nouvelle la productivité, et non plus dans le travail en grande série à cadence de plus en plus élevée.

 

À la révolution industrielle du XIXe siècle, au taylorisme du XXe siècle, doit succéder une révolution industrieuse où le travail qualifié remplacera l’usage intensif des matières premières et de l’énergie.

 

Les emplois de demain, ceux de la conversion verte seront massivement des emplois qualifiés de service aux personnes, depuis les transports en commun jusqu’à l’aide à domicile.

 

Même les millions de chantier d’isolation des logements exigeront une haute qualification, où le rapport au destinataire final du travail (les habitants) sera toujours présent. Il en sera de même pour les paysans et les travailleurs de la restauration lors du passage au bio.

 

Cela implique une réforme massive du système de formation tout au long de la vie, et la reconnaissance de droits professionnels attachés à la personne et non à l’entreprise. Tout changement de statut et d’employeur doit ouvrir des droits à un temps-formation, tout temps de formation ouvre des droits à une classification supérieure.

 

Sécurisation des carrières professionnelles par l’interdiction de l’usage injustifié des statuts précaires et le droit à des formations requalifiantes, y compris de longue durée, en particulier vers les métiers de la conversion verte.

 

Cela implique aussi une réforme profonde des modes de gouvernance des entreprises, qu’il s’agisse des services publics ou des entreprises classiques, où le collectif des travailleurs doit avoir son mot à dire sur l’organisation du travail comme sur la stratégie. Cela vaut surtout pour les entreprises de l’économie sociale et solidaire, qui par définition combinent une gestion démocratisée de l’entreprise et une activité au service de la communauté et contrôlée par elle.

 

C’est pourquoi l’ESS (qui n’occupera certes jamais tout le champ de la production

humaine, mais assumera de plus en plus les services publics locaux et se substituera au travail domestique patriarcal) est une forme de production privilégiée par les écologistes.

 

Nos propositions : Renforcement des comités d’hygiène et de sécurité (étendu aux soustraitants) et de l’inspection du travail, avec droit de poursuite contre les conditions de travail malsaines (du point de vue de l’environnement de travail tant physique que psychologique) et le harcèlement. Participation des travailleurs à la discussion sur l’organisation du travail (au moins deux heures par mois sur le temps de travail).

 

Participation des représentants du comité d’entreprise au conseil d’administration avec voix délibérative.

 

2 La transformation du mode de consommation : promotion des services publics et des biens communs.

 

On mesure depuis un siècle la « productivité » comme : la quantité de marchandises produites par unité de temps de travail.

 

On oublie que les ponctions gratuites sur la nature et sur les biens communs participent à cette efficacité, que l’on avait tendance à attribuer au seul travail direct. De même on ignore la dégradation de la qualité des produits avec leur standardisation industrielle.

 

Aujourd’hui, la crise naît largement de ce gaspillage des ressources gratuites et de la dégradation du produit.

 

Revenir à une nourriture saine et de proximité, mieux isoler les logements au lieu de gaspiller de l’énergie à les chauffer ou à les rafraîchir, transporter écologiquement les usagers en transports collectifs suppose beaucoup plus d’emploi du travail humain que l’actuelle organisation de l’offre.

 

La « décroissance sélective » du gaspillage implique une croissance de l’activité industrieuse, avec la formation correspondante. Cela signifie qu’à la question «comment répartir les fruits de la révolution industrieuse ?» l’ écologie répond :

« d’abord en augmentant la qualité de la vie, la qualité des biens communs, des services collectifs comme celle des consommation individuelles ».

 

Cela peut se traduire dans un premier temps par un réduction apparente de la productivité (il faut plus de travail pour nourrir la population quand on passe au bio) mais c’est parce qu’en réalité une partie du travail est dorénavant affectée à la protection de la santé humaine et de la nature.

 

Autre source de déclin apparent de la productivité, autre coup au mythe de la croissance : beaucoup de chantiers de la conversion verte sont orientés vers la création de richesse non marchande, mise gratuitement ou à bas pris à la disposition des usagers.

 

Nous avons besoin d’une remise à niveau massive de nos services publics, en particulier dans l’éducation, la culture, la santé et dorénavant l’aide à domicile aux personnes en situation de dépendance...

 

Ces biens, distribués en partie gratuitement, sont évalués à leur coût de production et non à un prix incluant du profit. Pourtant ils augmentent le bien-être de tous en particulier des plus démunis, et créent énormément d’emplois non délocalisables.

 

Encore plus profondément, nous mettrons l’accent sur la prévention en matière de santé : mieux vaut ne pas tomber malade qu’être soigné, même bien ! Les mesures telles qu’interdiction de certaines pollutions, des médicaments et aliments dangereux, tout comme la répression du harcèlement hiérarchique et la réduction du rythme du travail, en augmentant le niveau de santé et en réduisant la fréquence des maladies chroniques (cancers, asthmes, diabètes, dépressions etc), finiront par réduire le coût de la santé, et peut être même le nombre d’emplois consacrés à soigner.

 

Mais ils se traduiront par une hausse considérable du bien-être.

 

3 La répartition sociale de la productivité.

 

Après 30 ans d’un modèle de développement outrageusement favorable aux profits et aux revenus de la propriété, un rééquilibrage en faveur du travail et des revenus sociaux (retraite, minima sociaux, etc) est indispensable.

 

Cette évidence avait été contournée avec succès par le mythe du « travailler plus pour gagner plus » : on a vu ce qu’il en a été…

 

À ce mensonge,l’écologie oppose : « Travailler moins pour travailler tous et vivre mieux ».

 

Cette redistribution en faveur des revenus sociaux est une question d’équité, c’est nécessaire aussi pour que la modification du système de prix provoqué par les écotaxes ne provoque pas l’hostilité des plus démunis, c’est enfin la forme embryonnaire d’un revenu d’existence.

 

Quant à la redistribution en faveur du travail, elle peut prendre la forme soit d’une hausse du temps libre, soit d’une hausse du pouvoir d’achat. La redistribution de la productivité sous forme de temps libre favorise une civilisation de l’être et du lien social au détriment d’une société de l’avoir et de la prédation sur l’environnement, elle assure un partage du travail au bénéfice de l’emploi de tous et du bonheur de vivre de chacun. Elle doit toutefois assurer le rééquilibrage du pouvoir d’achat jusqu’au revenu moyen.

 

Il faut fixer clairement l’ordre des urgences :

 

- En premier, la revalorisation des revenus sociaux (RSA…) et des plus bas salaires.

 

- En seconde urgence, la reprise de la réduction de la durée du travail, en commençant par la défense du droit à la retraite. Mais il ne faudrait pas bloquer toute la réduction de la durée du travail en fin de vie.

 

Pour arriver à la retraite en bonne santé et bien inséré socialement, il faut réduire le temps de travail tout au long de la vie. Il faut d’abord consolider (voire rétablir !) les 35 heures par la suppression des heures supplémentaires détaxées, la limitation de l’annualisation et l’instauration d’un droit de la ou du travailleur sur les dates de sa RTT, afin de concilier vie au travail et vie personnelle.

 

Enfin la reprise de la marche aux 32 heures, et la création de jours de fête fériés nouveaux en cours d’année, notamment des fêtes non chrétiennes (Kippour et Aid El-Kébir) et des causes communes (Jour de la Terre, etc).

 

La question de la retraite restera centrale dans les années qui viennent car (outre le fait qu’elle est la cible actuelle de la droite) elle combine un aspect « gain de temps libre » et un aspect «revenu social ». La conquête du temps libre par allongement de la durée de vie, à durée du travail constante, est la forme la plus naturelle de redistribution de la productivité.

 

Elle doit être financée par une répartition nouvelle de la richesse annuelle produite.

 

D’ici 2050, elle implique un déplacement de 0,3 % par an de la part du PIB vers les retraités, ce qui est tout à fait réalisable mais doit être combiné avec une répartition nouvelle de la valeur ajoutée entre revenus du travail et revenus du capital et de la propriété.

 

La participation accrue de ces derniers implique l’abandon du mythe de la retraite comme « salaire différé » et une fiscalisation partielle de son financement.

 

La possibilité de retraite sur-complémentaire individuelle facultative ne doit pas être une nouvelle occasion de profits du capital, elle doit être (comme la complémentaire santé) assurée par le mutualisme.

 

Nos propositions : retour aux 60 ans et 160 trimestres de cotisation, sans décote ni surcote, avec possibilité du passage progressif à la retraite avant 60 ans, prise en compte des métiers difficiles et des carrières féminines incomplètes par des trimestres gratuits, ouverture d’un droit aux cotisations retraites (sur prêt personnel éventuellement) aux étudiants à partir de la troisième année.

 

Reste que le financement de la retraite n’épuise pas, et de loin, la question de l’écologie du 3e et du 4e âge. La société future se jugera à la manière dont elle traitera ses personnes âgées.

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Micrologement : la vaine agitation de Monsieur Apparu

 

Jeudi 10 mars 2011

Les écologistes s’inquiètent de la faiblesse des propositions de Benoist Apparu, présentées aujourd’hui dans Libération, concernant la cherté des loyers des tout petits logements. Alors que la crise du logement touche plus de 10 millions de personnes et que les loyers augmentent à une vitesse effrénée, le secrétaire d’Etat au logement fait semblant de s’attaquer à ce qui n’est qu’une partie du problème. Sa mesure phare : surtaxer les propriétaires qui louent des petits logements de moins de 13m2 à plus de 40€ le mètre carré. Un logement de 15 mètre carré loué 550 euros par mois serait donc acceptable ?
 
"Cette mesure n’est que de la poudre aux yeux ! Rien ne garantie que la taxe, dont le niveau n’a pas été précisé, incite les propriétaires à baisser les loyers. D’autre part la cherté des loyers ne touche pas que les petits logements, pourquoi Monsieur Apparu ne s’intéresse t-il qu’à la partie émergée de l’iceberg ?" s’interroge Augustin Legrand. "Le fossé est énorme entre la gravité de la situation et la faiblesse des mesures proposées par le gouvernement. Si Monsieur Apparu est d’accord pour reconnaître l’indécence de certains loyers, qu’il prenne ses responsabilités en les plafonnant ! » propose Cécile Duflot.
 
Quant aux autres propositions avancées par le secrétaire d’Etat au logement, elles frôlent la provocation selon la vice présidente au logement du Conseil régional d’Ile-de-France, Emmanuelle Cosse. "Publier les données de l’OLAP (Observatoire des Loyers de l’Agglomération Parisienne), qui est un organisme public, est quand même la moindre des choses. En réalité, Benoist Apparu ne souhaite pas réguler les loyers chers car cette situation, dictée par le marché, lui convient parfaitement. Il n’a tout simplement pas pris la mesure du problème. »

Emmanuelle Cosse, Vice-présidente au conseil régional d'Ile-de-France en charge du logement

Cécile Duflot,Présidente du groupe Europe Ecologie - Les Verts au Conseil régional
d'Ile-de-France

Augustin Legrand, Conseiller régional EELV en Ile-de-France

 

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La pollution de l'air en ville a un impact direct sur l'espérance de vie

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Des cheminées d'usine © AFP Joe Klamar

Suede_flag_tiny.jpg Royaume-Uni_flag_tiny.jpg Hongrie_flag_tiny.jpg 03/03/2011 10:42 am

 

PARIS (AFP) - La pollution de l'air dans les grandes villes européennes, liée en particulier au trafic routier, a un impact direct sur l'espérance de vie, selon les conclusions d'un programme scientifique européen publiées mercredi.

 

Mené durant trois ans dans 12 pays européens par plus de 60 scientifiques, le projet Aphekom, coordonné par l'Institut de veille sanitaire (InVS), s'est attaché à déterminer les impacts sanitaires et économiques de la pollution atmosphérique et à évaluer l'effet des réglementations dans ce domaine.

Il montre ainsi que l'espérance de vie dans les grandes villes européennes pourrait augmenter jusqu'à 22 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus si la valeur guide préconisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les particules fines était respectée.

 

Dans les 25 grandes villes étudiées, totalisant 39 millions d'habitants, le dépassement du seuil de 10 microgrammes par m3 d'air fixé par l'OMS pour le niveau moyen annuel de particules fines PM2,5 (moins de 2,5 microns) se traduit par 19.000 morts par an.

 

D'un point de vue économique, il pèse pour environ 31,5 milliards d'euros par an (dépenses de santé, absentéisme...).

 

Sur les 25 villes, Stockholm est la seule sous le seuil OMS (9,4 microgrammes/m3).

Bucarest et Budapest, qui ont les niveaux de particules fines les plus élevés, pourraient, en les abaissant, gagner respectivement 22 et 19 mois d'espérance de vie.

 

La France "est dans une situation médiane", a indiqué Christophe Declercq (InVS).

Les 9 villes françaises analysées pourraient gagner "4 à 8 mois" d'espérance de vie, soit "environ 3.000 décès annuels". Marseille aurait le plus à gagner, devant Lille, Paris, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Rouen, puis Le Havre et Toulouse.

 

Il s'agit de "valeurs d'exposition moyennes", a souligné Christophe Declercq, avec une "forte hétérogénéité selon les quartiers".

 

Les particules fines, qui peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires, sont émises par la combustion. Dans les grandes concentrations urbaines, les émissions des véhicules, surtout avec des moteurs diesel, contribuent pour près d'un tiers d'entre elles.

 

Le projet Aphekom a aussi montré qu'habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement le risque de maladies chroniques. Il a ainsi estimé que dans 10 villes européennes, 15% des asthmes de l'enfant pouvaient être attribués au trafic urbain.

 

"En moyenne 30% de la population des 10 villes prises en compte par Aphekom habite à moins de 75 mètres d'une route sur laquelle circulent plus de 10.000 véhicules par jour", a souligné Nino Künzli (Centre de recherche en épidémiologie environnementale, Creal, Barcelone).

 

L'impact de la pollution liée à la circulation est aussi retrouvé dans la bronchite chronique ou dans les pathologies cardiovasculaires, mais moins de données solides sont disponibles et les scientifiques préfèrent étayer leurs travaux avant d'avancer des chiffres, a précisé Laura Perez (Creal, Barcelone).

 

A contrario, le projet Aphekom a mis en évidence une diminution "considérable", de l'ordre de 66%, des niveaux de dioxyde de soufre (SO2) dans l'air ambiant depuis les années 90 et la mise en place d'une législation européenne visant à réduire les niveaux de soufre dans les carburants. Une diminution qui a permis de prévenir quelque 2.200 décès prématurés dans 20 villes européennes analysées.

 

"Il y aurait de gros avantages à avoir une bonne gestion de la qualité de l'air, en particulier pour ce qui concerne le trafic routier", a souligné Alistair Hunt (Université de Bath, Royaume-Uni).

© AFP

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EELV soutient le collectif "Touche pas à mon panneau solaire"

Un communiqué d’Europe Ecologie - les Verts

jeudi 10 février 2011

Le collectif "Touche pas à mon panneau solaire, qui regroupe quelque 3.700 acteurs de la filière, dont de nombreuses PME, va déposer plainte contre EDF devant la Commission européenne. Europe écologie / Les Verts soutient cette initiative et demande une remise à plat de la politique énergétique française.

 

La plainte du collectif « Touche pas à mon panneau solaire » contre EDF auprès de la Commission européenne porterait sur les pratiques opaques et anticoncurrentielles du géant de l’énergie français. En effet, EDF est dans le même temps acheteur et producteur d’énergies renouvelables ce qui crée une situation de conflits d’intérêts. Une autre plainte porterait sur les manquements de l’État par rapport aux objectifs de développement des énergies renouvelables. Dans les cadre du Grenelle de l’Environnement et du paquet "climat-énergie" européen, le gouvernement doit faire passer à 23% la part des énergies renouvelables en 2020, on en est encore loin aujourd’hui.

 

Décidément, le gouvernement n’aime pas les énergies renouvelables. La filière solaire est frappée par un moratoire de trois mois et qui suspend l’obligation pour EDF de racheter l’énergie solaire. L’éolien terrestre est freiné par une réglementation de plus en plus contraignante. Et pour l’éolien en mer, ce sont seulement 3000 mégawatts de puissance qui seront installés, au lien des 6000 mégawatts prévus. Les énergies alternatives sont ainsi sacrifiées sur l’autel de la politique du « toujours plus de fossile », polluante et émettrice de CO2, mise en place par le gouvernement qui autorise à tout va les prospections de gaz de schiste et de schistes bitumineux.

 

Europe écologie / Les Verts dénonce les pratiques du gouvernement et d’EDF qui empêchent le développement des énergies renouvelables au profit des solutions dépassées (gaz de schiste, pétrolé, nucléaire...). Nous proposons une vraie transformation de la politique énergétique française, basée sur l’efficacité et la sobriété énergétiques, sur le développement des énergies renouvelables, créatrice d’emplois durables et non-délocalisables. Nous soutenons le collectif « Touche pas à mon panneau solaire » et appelons à manifester vendredi 11 février à Paris contre "l’arrêt de mort" de la filière photovoltaïque.

 

Europe Ecologie / Les Verts

 

La FEVE s’engage pour la campagne

Oui au bio dans ma cantine» acte 2

de WWF France  http://www.ouiaubiodansmacantine.fr/

 

A l’heure où le gouvernement divise par deux le montant du crédit d’impôt destiné aux agriculteurs qui se convertissent à l’agriculture biologique, la Fédération des élu/es Verts et écologistes choisit de s’engager dans la nouvelle campagne « oui au bio dans ma cantine-saison 2 » du WWF France, qui durera jusqu’en juin prochain. Le gouvernement porte un mauvais coup à l’agriculture bio

 

La loi de finances 2011 divise par deux le montant du crédit d’impôt destiné aux agriculteurs qui se convertissent à l’agriculture biologique qui constituait jusqu’alors l’unique dispositif d’aide pour les exploitations en agriculture biologique.

Cette décision regrettable est parfaitement à contre temps des besoins ! La demande des consommateurs augmente et l’offre peine à suivre. Les pouvoirs publics devraient soutenir la production et l’installation de producteurs en circuits courts, via notamment des incitations et un accès au foncier. Le mauvais coup porté par le gouvernement à l’agriculture bio doit être mis en perspective :

Les 17 millions d’euros inscrits au budget pour financer le crédit d’impôt pour la Bio représentent 11 fois moins que le budget prévu pour les exonérations fiscales au profit de la filière des agrocarburants, subventionnée à hauteur de 196 millions d’euros. Les collectivités locales en première ligne Les collectivités locales, plus que jamais, se retrouvent en première ligne, à l’aide du levier de la commande publique, pour faire entrer les produits bio et locaux dans les cantines des écoles, collèges et lycées.

 

La FEVE partage pleinement l’objectif de la campagne de contribuer concrètement au nécessaire changement de notre modèle agricole.

Ce changement qui au cœur de la transition écologique de notre société que les élu-es écologistes travaiellent à rendre possible par leur action quotidienne.

 

Faire entrer le bio et les produits locaux dans nos cantines permettra

:

  

• Le rétablissement de l’agronomie afin de réhabiliter le sol comme support vivant et nourricier ;

• La restauration d’éléments naturels comme des haies, des mares, contribuant ainsi à rétablir des continuités biologiques propices à la biodiversité, colonne vertébrale de la vie sur Terre ;

• La diminution, si ce n’est la disparition, des traitements d’origine chimique dont on sait l’impact négatif sur la santé humaine et la qualité des eaux ;

• La recréation d’une agriculture à taille humaine, diversifiée, rémunératrice et créatrice d’emplois constituée de producteurs fiers des nombreux services environnementaux qu’ils rendent à la société tout entière.

 

C’est souvent l’implication des élu/es qui fait la différence

  L’engagement de la FEVE part d’un constat simple : c’est souvent l’implication des élu/es qui fait la différence.

Ainsi dans le 2ème arrondissement de Paris, dont le Maire est Jacques Boutault, membre de la FEVE, la part de produits bio grimpe à 80% en valeur (avec un menu végétarien par semaine).

 

En Ile-de-France, depuis la fin 2008, notamment sous l’impulsion d’Anny Poursinoff, ex-conseillère régionale, aujourd’hui députée Europe-écologie-Les Verts des Yvelines, le Conseil régional a adopté le principe d’une aide à l’introduction de produits biologiques dans les restaurants scolaires des lycées et d’une prise en charge du coût dans 35 établissements qui se sont engagés à pérenniser ce type d’actions.

Pour permettre aux cantines de s’approvisionner localement, la région a modifié sa convention avec la SAFER (société d’aménagement foncier et d’établissement rural) pour qu’elle donne la priorité à l’installation d’agriculteurs bio lorsque les terres se libèrent. ●

A Clamart, François Soulabaille, conseiller municipal délégué à la restauration municipale, membre de la FEVE, a mis en œuvre depuis 2008 un programme d’action qui marche. En 2010 les cantines de sa ville comptent 20% de produits bio en volume. Pour François Soulabaille « le facteur humain est déterminant. C’est sur lui que nous avons construit notre démarche : alors que le personnel de cantine est généralement peu qualifié, sous payé, et donc peu impliqué et souvent absent, nous avons embauché des personnes ayant au minimum un CAP cuisine ou pâtisserie et nous leur avons offert une formation valorisante, sur la cuisine gastronomique.

Nous avons revu ensuite les horaires de travail pour mieux les adapter à leurs nouvelles tâches. Ce qui nous a permis de développer le travail de préparation des produits. Nous avons marqué des points sur le triple plan social, qualité des menus, et économique puisque nous avons gagné de l’argent en achetant des ingrédients moins transformés et même, en embauchant deux personnes de plus (21 contre 19 il y a deux ans) alors que le budget denrées est d’1,5 million d’euros, nous en avons dépensé 1,4 en 2009 et 1,3 en 2010. Une différence qui est réinvestie dans l’introduction de produits bio. 

Pour développer l’implication des élu/es, la FEVE prendra sa part dans la campagne

 Eric Loiselet, président du groupe des élu/es écologistes au conseil régional de Champagne Ardenne, vice-président de la FEVE, annonce deux engagements précis :

 « 1) La FEVE invite l’ensemble de ses adhérent/es à se faire le relais de l’enquête citoyenne proposée cette année par la campagne « Oui au bio dans ma cantine » qui cherche à recenser les cantines bio dans notre pays. Ces informations permettront au WWF-France de visualiser où des efforts sont à développer dans les départements français et vers où prioriser les actions de la campagne.

 2) La FEVE proposera à ses adhérent/es de devenir des ambassadeurs de la campagne en accompagnant celle-ci par le biais de plusieurs mesures phares portées au sein des collectivités où ils et elles sont élu/es.  »

Pour Jean-François Caron, président de la FEVE, « cette seconde saison de la campagne « Oui au bio dans ma cantine » veut promouvoir une alimentation locale, de saison et en circuit court.

C’est un objectif que nous partageons à 100%. Il est donc naturel pour notre jeune groupe de s’engager aux côtés des promoteurs de la campagne.

Posted by jbdesf on 7 janvier 2011. Tags: agriculture, alimentation, bio

sur le site des élus de Fontenay-sous Bois retrouvez aussi (lien mis sur blog)

  A la une,

Communiqué, Derniers articles, :

Le gouvernement veut la mort du photovoltaïque Agriculture biologique sacrifiée : une nouvelle trahison du Grenelle

Convention Equitée : Intervention de Pierre Viénot au Conseil Municipal du 16 décembre 2010

PLH : Intervention de Laurence ABEILLE au Conseil Municipal du 16 décembre 2010

EDF dilapide des actifs de service public pour payer le démantèlement de ses centrales nucléaires !

Est Ensemble : eau publique ou eau privée ?

 

TRIBUNE de Jean-François Caron, Président de la FEVE, Cécile Duflot, Eric Loiselet, Alexandra Cusey. Président/e s de groupe EELV en Régions. Europe Ecologie Les Verts est désormais présent dans la quasi totalité des Exécutifs régionaux. Au sein de ces majorités à 'équilibre nouveau, nos élus sont attendus pour passer à l'acte, et mettre en œuvre nos programmes. Il y a urgence à changer notre mode de fonctionnement en engageant une véritable transformation écologique et sociale sur les territoires dont nous avons la responsabilité.(...) Dans chaque Conseil régional, sur chaque territoire, nos élus abordent ce chantier de manière différente, en fonction des histoires et des enjeux locaux. Mais nous le portons avec la même visée et la même ambition. Cette coordination est l'illustration d'une nouvelle manière de construire les politiques publiques et de les mettre en oeuvre.(...) Les élus écologistes sont des partenaires solides, solidaires, mais exigeants, résolus à ne pas nous limiter à de l'accompagnement ou à la pose de rustines sur un modèle moribond. A travers la mosaïque des initiatives régionales que nous portons, le modèle nouveau se dessine. (...) Le vote des budgets qui débute aujourd'hui devra traduire ces orientations, et produire des résultats concrets.   

Nucléaire : soutien aux militant/es du GANVA (publié le 06/12/2010) Communiqué.

 

La FEVE, lés élu/es écologistes-conseillers régionaux, Parlementaires et personnalités d'Europe-Ecologie-Les-Verts soutiennent les militant/es du Groupe d'actions non-violentes anti-nucléaire. Ces derniers ont été mis en examen pour avoir manifesté pacifiquement lors du passage d’un convoi de déchets nucléaires. Ils seront jugés le mercredi 08 décembre à Caen. Une manifestation de soutien est prévue. 

Intervention de Ronan Dantec, élu écologiste, lors du sommet d ouverture de Cancun (publié le 02/12/2010)

Elu écologiste, Vice-Président de Nantes Métropole en charge du développement durable, Ronan Dantec est présent dans les négociations internationales sur le climat en qualité de porte-parole climat du réseau mondial Cités et Gouvernement Locaux Unis (CGLU). il rappelle ici l'importance de la reconnaissance des collectivités locales dans les négociations et exprimer l`engagement pris a Mexico par les collectivités lors du sommet mondial des maires contre le changement climatique.

 

Budget défense : intervention de Dominique Voynet au Sénat (publié le 02/12/2010)

Dominique Voynet, Sénatrice, Maire de Montreuil, également administratrice de la FEVE est intervenue en séance, le vendredi 26 novembre sur le budget de la Défense. Extrait : Monsieur Le Ministre, vous avez posé des actes forts par le passé et vous êtes prononcé nettement, par exemple, en faveur d’un processus de désarmement nucléaire. Vous êtes un esprit libre, vous avez été Premier ministre, ministre des affaires étrangères, vous n’avez plus rien à prouver. Faites en sorte que prévale l’idée selon laquelle notre sécurité commune repose davantage sur nos efforts pour préserver la paix, pour accompagner le développement, pour conserver la confiance des pays qui doutent de notre détermination en la matière, que sur le montant des crédits que nous affecterons à une politique dépassée, qui n’a pas fait plus la preuve de son efficacité que la ligne Maginot en son temps.  

Agriculture européenne : choisir la solidarité (publié le 25/11/2010)

 

MEDIAPART. Tribune. Alors que Dacian Ciolos, commissaire européen, a présenté a réforme de la Politique agricole commune (PAC), les écologistes José Bové, député européen, François Dufour, élu de Basse-Normandie, Jacques Muller, sénateur, et Anny Poursinoff, députée, l'appellent à choisir l'innovation face au status quo.  

 

Avec Fukushima, rien ne sera comme avant. Imaginer la cascade de conséquences d’une telle catastrophe s’apparente encore à une gageure. Mais une question nous brûle les lèvres.

 

Devons-nous, pouvons-nous et souhaitons-nous sortir du nucléaire ?

 

Si l’on veut bien se poser la question sans a priori, plusieurs réflexions viennent à l’esprit. Tout d’abord, souvenons-nous que la France dépend de l’électricité. Et que cette dernière provient à plus de 75 % de l’atome. C’est notre réalité. Si nous choisissions de changer de voie, rien ne se ferait en un claquement de doigts.

 

Ensuite, se poser sans a priori la question d’une éventuelle sortie du nucléaire, c’est pointer un enjeu dont chacun doit prendre sa part. Nous tous, citoyens-consommateurs-schizophrènes, ne pouvons nous contenter de hausser les épaules en prétendant que « tout cela nous dépasse ».

 

Notre consommation électrique individuelle enfle sans discontinuer depuis des années, alimentée par la prolifération des appareils du confort moderne. Une sortie du nucléaire ne pourrait se jouer qu’à la condition d’une maîtrise drastique de nos consommations… à moins que nous ne préférions tapisser l’Hexagone de centrales au gaz ou au charbon, alimentant davantage encore la crise climatique.

 

Ecartelés entre l’atome et le CO2, à quels efforts sommes-nous prêts ?

Mettre l’énergie au cœur de la campagne

Enfin, aborder l’« après-Fukushima » par le seul versant du nucléaire reviendrait à manquer l’essentiel du débat. Bien au-delà de l’atome, c’est notre conception de l’énergie qui est aujourd’hui battue en brèche : la crise de confiance en l’atome qui s’ouvre s’ajoute à une crise pétrolière aiguë et aux conséquences sociales lourdes.

 

Alors, comment faire ?

 

Jusqu’à présent, nos élites – ingénieurs, industriels, élus – ne nous ont pas beaucoup aidés à comprendre et anticiper ces événements qui nous submergent.

 

Aucun débat public digne de ce nom – éclairé, ouvert et tolérant – n’a jamais eu lieu, ni sur le nucléaire, ni sur l’énergie. Pire, au lieu de traiter ces questions fondamentales, quelques stratèges en communication voudraient nous refaire le coup d’une campagne présidentielle axée sur la question sécuritaire.

 

Ne nous laissons pas confisquer le débat. Fukushima donne aux Honnêtes hommes l’occasion de confronter leurs opinions pour décider du monde qu’ils veulent, pour eux et pour leurs enfants. Le mois dernier dans ces colonnes, nous proposions la tenue d’états généraux de l’énergie. Transformons l’essai ensemble, pour mettre la question de l’énergie au cœur de la campagne présidentielle de 2012. —

 

Terra eco fait appel à tous ses lecteurs pour construire ce débat :

 

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